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La flambée des rendements pourrait atténuer l'impact des prix de l'énergie, selon Rehn (BCE)
information fournie par Reuters 02/10/2026 à 12:01

Le gouverneur de la banque centrale finlandaise, Robert Rehn, à Helsinki

Le gouverneur de la banque centrale finlandaise, Robert Rehn, à Helsinki

La flambée des prix de ‌l'énergie rapproche la zone euro du scénario "défavorable" en matière d'inflation esquissé par la Banque centrale ​européenne (BCE), mais la forte augmentation des coûts de financement à long terme limite son impact sur l'ensemble de l'économie, a déclaré vendredi Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs ​de l'institution monétaire.

L'inflation dans la zone euro dépasse les 3% et pourrait encore augmenter pour avoisiner les 4% d'ici ​la fin de l'année, soit le double ⁠de l'objectif de la BCE, ce qui accentue la pression sur la banque ‌centrale pour qu'elle relève à nouveau ses taux d'intérêt après les hausses de juin et de septembre.

"La hausse des prix de l'énergie nous rapproche ​du scénario défavorable de la ‌BCE en matière d'inflation", a déclaré celui qui est également ⁠gouverneur de la Banque de Finlande, lors d'une conférence du Comité européen du risque systémique (CERS).

"D'un autre côté, la hausse des taux d'intérêt à long terme ralentira la croissance et réduira ⁠la répercussion du ‌choc énergétique sur les autres prix et les salaires... Cela souligne le ⁠fait que les projections de croissance et d'inflation restent soumises à une incertitude très ‌élevée et généralisée", a-t-il ajouté.

Les coûts d'emprunt des Etats ont grimpé en ⁠flèche ces dernières semaines, en grande partie en raison des ⁠craintes sur la politique ‌budgétaire de Washington.

De plus, les grandes entreprises technologiques ont émis des emprunts d'un montant record ​pour financer leurs investissements dans l'intelligence artificielle (IA), ‌ce qui les met en concurrence avec d'autres emprunteurs, y compris les États.

Olli Rehn a également averti que ​les emprunts des entreprises technologiques constituaient un risque pour la stabilité, car leurs valorisations étaient si élevées qu'une correction semblait possible.

"Une forte correction des valorisations liées à ⁠l'IA pourrait se propager aux marchés boursiers et obligataires... L'Histoire nous enseigne que les révolutions technologiques peuvent transformer les économies, mais aussi que les marchés financiers peuvent surestimer leurs rendements immédiats", a-t-il dit.

Pour autant, l'économie de la zone euro se montre étonnamment résiliente et la croissance résiste mieux que prévu aux coûts élevés de l'énergie, a-t-il précisé.

(Reportage Balazs ​Koranyi ; version française Diana Mandia)

3 commentaires

  • 13:54

    Ah ces journaleux! Pas sûr que celui-ci sache de quoi il parle; quelle flambée des rendements? La hausse des taux d'emprunt? Mais en quoi ça pourrait atténuer l'impact des prix de l'énergie?


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